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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 07:33

 

J'arrive de la première partie de mon voyage PAGES & PAYSAGES  où j'ai feuilleter quelques coins de France.

 

Je ne peux dire que ce séjour s'achève tellement il est imprimé en moi. 

 

Mon printemps est beau, je le traverse en lui accordant des pauses de qualité et même si je manque de temps pour vous les confier je sais que je vous écris chaque jour. J'écris dans ma tête et dans mon coeur, un paysage s'accordant à l'une ou l'autre des personnes rencontrées, une découverte devenant intention de partager. 

 

Je suis revenue en Anjou pour ça, ce jour : Récit de vie en immersion

Cliquez et vous saurez. 
 

 

Depuis ma formation Histoires de Vie suivie à Nantes, en 2007, j'accueille quelques stagiaires pour quelques jours et cette fois c'est moi qui suis accueillie pour raconter comment j'ai écrit sur place, la vie montrée, des récits de vie qui dépassent la vie familiale.

 

Il y eut cette vieille dame institutrice partie des Alpes pour arriver dans la Beauce lorsqu'elle n'avait que 19 ans. Elle a traversé la France à pied, téméraire... C'était la guerre. 

 

Papillonner autour des lieux , autour des aïeux...

Histoire de vie en recherche...

 

Il y eut ce couple, agriculteur en Vendée. L'échelle n'est plus la même mais chaque chemin a son importance. Chaque haie raconte une histoire . 

 

Si je n'avais été sur place, je n'aurais pas tout mesuré du chemin de vie, du chemin de pierres ou de sable. Les souvenirs de ceux rencontrés n'auraient pas été les mêmes car c'est en posant les pieds sur l'aire de vie que tout à coup revient telle ou telle particularité ou que je pose question, m'étonne. 

 

Dans la vallée de Névache... Paulette m'a indiqué par où passer pour mieux comprendre sa vie.

Dans la vallée de Névache... Paulette m'a indiqué par où passer pour mieux comprendre sa vie.

Ce jour donc je vais tenter de dire ma démarche.

 

Elle n'est pas universitaire, elle est sensible et je ne sais pas trop comment ça se raconte le sensible, le pas à pas. 

 

La méthodologie ? 

 

Peut-être la trouverons-nous ensemble. 

14 h / 16 h - Récit de vie en immersion
1 - Partir vivre dans la famille
du narrateur : objectifs
et méthodologie
2 - Deux expériences
3 - Effets secondaires, limites
et effets formateurs

 

Je raconterai émotion de ces deux récits de vie l'un en 2009, l'autre quelques années après. 

 

L'histoire commence ainsi, sur un coin de table dans la Sarthe, pour se poursuivre trés vite, dans les Alpes.

L'histoire commence ainsi, sur un coin de table dans la Sarthe, pour se poursuivre trés vite, dans les Alpes.

Et dans les jours qui viennent je vous raconterai ma route, mes rencontres, celles des Ardennes, de Seine et Marne, du Perche et de la Beauce, de l'Ille et Vilaine à Bécherel ...

Je vous dirai aussi mon nouveau périple du 20 mai à la mi-juin en Bretagne cette fois. Et ce que j'en sais de l'autre à venir plus tard entre la fin juin et l'automne ... 

En attendant, voici un petit diaporama de mes dernières routes rurales et pas forcement champêtres : 

 

Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...
Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...

Comme des cartes postales qui à défaut d'être adressées sont diffusées ici ...

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 22:14

 

J’arrivais à Charleville,  l’avant-veille de la Fête du Livre.

 

A vrai dire, si mon début de séjour et l’évènement annuel de la ville coïncidaient, je n’y étais pour rien. Depuis deux ans je viens séjourner ici dans cette période de Printemps où la forêt éclate de vert tendre. Je viens tout à la fois retrouver Paysages, Famille - amis et Rimbaud.

 

J’y tente, sur la pointe des pieds, un projet d’écriture, «600 kilomètres pour aller voir Rimbaud ». Vous dire tout de suite que je n’ai pas prétention d’écrire sur Rimbaud, mais sur ma découverte de l’univers rimbaldien. Plus j’avance dans cette idée, plus la chose me parait complexe…

 

Cette année le projet Rimbaud se trouve dilué dans mon « Feuilleter la France ». Le territoire ardennais est truffé d’auteurs vivants ou appartenant à un autre temps.

 

Dans les rues de Charleville et sur la place Ducale
Dans les rues de Charleville et sur la place Ducale

Dans les rues de Charleville et sur la place Ducale

 

J’avais donc prévu d’arriver en mai dans les Ardennes lorsque j’appris la Fête du Livre le 29 avril. Evidemment j’arrivais pour. Cependant, comme à Bécherel précédemment, je n’avais absolument pas regardé la programmation de la journée. J’arrivais et découvrais.

 

Rendez-vous à 11h au très agréable café-librairie associatif de Plume et Bulle, ambiance à la fois chaleureuse et vivifiante.

 

J’y reviendrai, je vous parlerai d’Elodie, de Ronan. Je vous dirai aussi la rencontre avec Bubune le poète agriculteur qui écrit littéralement des phrases slogan dans ses champs,  avec du blé ou de l’orge. 

Plume et Bulle, Cook et Book, Bubune et Fabienne.
Plume et Bulle, Cook et Book, Bubune et Fabienne.

Plume et Bulle, Cook et Book, Bubune et Fabienne.

 

Mais avant, voici une autre surprise.

 

Remise des prix de concours d’ateliers d’écritures. Mme Armelle Lequeux, déléguée à la lecture publique présente la suite de la journée en présence des invités. Cette année, l’édition jeunesse La Rue du Monde est à l’honneur et avec elle, le fidèle illustrateur ZAÜ.

Et c’est bien lui, à sa gauche !

Charleville -Mézières- Une surprise nommée ZAÜ

 

Quand le groupe se disperse j’adresse quelques mots timides à l’illustrateur. Personne d’autres ne lui parle à ce moment-là, c’est un moment d’une rareté, l’homme sera après ma discussion, assailli de questions.  Une banquette sous le stand nous tend les bras, il m’invite à m’assoir à ses côtés. Plus personne n’osera nous interrompre d’autant plus que Zaü dédicace à 16h.

 

Il est 15h30.

 

Zaü se raconte, me raconte.

1/2 h de discussion imprévue. Le beau cadeau !!
1/2 h de discussion imprévue. Le beau cadeau !!
1/2 h de discussion imprévue. Le beau cadeau !!

1/2 h de discussion imprévue. Le beau cadeau !!

 

Je lui cite un de mes albums préférés que j’utilise en atelier d’écriture pour petits comme pour grands, Première année sur la Terre.

 

Le voilà à me causer Vert.

 

Vert la couleur qu’il n’arrive pas à peindre, vert la nature qu’il défend.

 

Je m’étais dit, cet été- là que je devais améliorer mes verts. J’étais insatisfait de ma gamme de vert, je n’arrivais pas à les différencier vraiment. Alors dans le jardin je posais de grandes feuilles et j’y allais ! Je peignais ce que je voyais, cherchais toutes les nuances, toutes les accroches de lumière, tous les sombres et toutes les ombres.  Et j’ai envoyé ces planches à mon complice Alain Serres (auteur et directeur de l’édition la Rue du monde) en le prévenant que ça ne racontait rien, que c’était un exercice pour le vert.   « Rajoute un renard, j’ai envie de raconter un renard, et rajoute aussi l’automne, l’hiver et le printemps ». Voilà comment est née l’histoire.

 

Il est né un matin de Printemps dans la grande forêt. Dès la première seconde la lumière envahit ses yeux, l’étonne. Quand il ferme ses paupières, la lumière reste dehors. Quand il les ouvre, la lumière revient. Il découvre l’air empli d’odeurs. La première pluie le surprend, il y goûte mais il est sûr de préférer le lait chaud de sa mère, blanc comme la lumière. Il est fatigué. C’est la nuit, il s’endort. Il vient de passer son premier jour sur la Terre.

 

Ce livre est souvent offert pour les naissances de petits d’hommes me précise Zaü car les premières lignes sèment confusion et le renard n'est visible qu'aux dernières pages. Et que ce soit pour un bébé humain ou un bébé animal, le premier jour sur Terre doit étonner !

La belle collection de la Rue du Monde. Pour l'album en question, il faudra ouvrir le livre pour voir le vert dont on vous parle...
La belle collection de la Rue du Monde. Pour l'album en question, il faudra ouvrir le livre pour voir le vert dont on vous parle...
La belle collection de la Rue du Monde. Pour l'album en question, il faudra ouvrir le livre pour voir le vert dont on vous parle...

La belle collection de la Rue du Monde. Pour l'album en question, il faudra ouvrir le livre pour voir le vert dont on vous parle...

 

Zaü m’a encore raconté son premier livre paru dans la maison d’édition L’école qui ne s’appelait pas encore L’école des loisirs avec Jean Fabre, Jean Delas et Arthur Hubschmid. Ces deux livres ont été les premiers publiés par cette maison d’édition mais ils ne figurent pas dans le catalogue des premiers titres, je ne sais pas pourquoi.  C’est Philippe Drouillet qui me l’avait conseillé. Nous avons fait notre service militaire ensemble.

 

Atelier d’écriture ?  me dit-il.

 

On a fonctionné un peu comme ça, avec des contraintes, lorsqu’avec Alain Serres on a créé Je serai les yeux de la Terre.

50 photos choisies, 50 mots du lexique Développement durable, 50 illustrations.

 

On parle encore du binôme auteur- illustrateur qui normalement ne se connaissent pas. C’est l’éditeur qui choisit. C’est vrai que pour l’auteur ce peut-être surprenant parfois, voire décevant. En ce qui me concerne je ne crois pas avoir déçu quelqu’un. En tous les cas on ne me l’a jamais dit.

 

Il me parlera aussi d'Angers. Dans le cube ... dit-il

C'était lors de la quatrième édition du festival « PAS[S]AGE » au Quai à Angers. Le festival propose aux jeunes lecteurs des rencontres avec leurs auteurs, des animations, des ateliers et des spectacles jeune public.

 

A 16h, on vient chercher Zaü pour la dédicace.

 

 

Il est bavard, n’est-ce pas ?

 

 

Je ne vais pas m’en plaindre, ce fut un réel plaisir que d’écouter cet homme généreux, attentif au respect  de la diversité du monde humain, au droit à la différence, aux combats de l'inégalité des droits de l'homme, à la protection de la nature... Cet homme qui en quelques traits d'encre de chine et de crayons de pastels dit tant de choses, à la fois vigilantes et poétiques.

 

 

Je le retrouverai à la librairie Rimbaud …

Charleville -Mézières- Une surprise nommée ZAÜ
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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 06:32

 

J'ai en face de moi un auteur acharné du travail, qui écrit plutôt du polar et du théâtre mais pas que, qui a publié énormément alors que ce n'est pas son idée première.

 

Moi ça m’intéresse particulièrement ce moment où l’on bascule de l’écriture pour soi à l’écriture pour lecteurs, autrement dit, j'aime bien comprendre ce qui pousse quelqu’un à publier, à envoyer manuscrit. 

 

 - La première fois, c’était parce que nous avions besoin d’argent, alors je me   suis dit que je pouvais vivre de cette plume là aussi, celle de mes romans, nouvelles, celle de ma grande fresque manuscrite, en plus de mes chroniques habituelles. J’ai donc envoyé à Gallimard Les bottes rouges, c’était en 1993. La réponse a été positive et même un peu trop. On m’a demandé si je n’avais pas quelque chose qui fasse « moins premier roman ». Je n’avais pas envie de choisir, j’ai donc tiré des blocs de ma grande fresque ce qui équivalait à 6 possibles romans. Ils ont tous été publiés, pas en même temps bien évidemment. Gallimard pouvait compter sur moi, sur ma capacité à écrire, à fournir du travail, mais encore une fois, je n’ai jamais écrit pour être publié. Ensuite ce sont toujours les éditeurs qui sont venus à moi. Par contre je peux refuser un éditeur si la mise en page ne me plait pas, si je trouve la typo pas à mon goût … Les fiancés du Paradis a donc été mon premier livre publié, en 1995 mais pas le premier écrit puisque j'écris chaque jour depuis 30 ans.

 

- Quand on écrit chaque jour depuis 30 ans, est-ce qu'on constate une évolution de son écriture ?

 

- Oui et non. Je pense toujours écrire de la même manière, avec le même ton. J’ai trouvé mon écriture, mon langage, ma langue. Je connais mes tics d’écriture et je les assume, c’est sans doute cela qui a changé. Je ne me torture plus l’esprit en me demandant si je laisse vivre ou pas ce qui me vient. Je dis oui à mes acrobaties de langage, aux choses les plus loufoques. J’ai aujourd'hui l'aisance que je n'avais pas au début. Je publie avec recul et avec l'idée de ne jamais avoir honte du texte donné. 

 

Celui qui sort au Seuil ces jours-ci a été écrit il y a 17 ans.

L’Hôtel du grand cerf.

 

Et comment se passe la relation éditeur – auteur ?

 

- Bien, ce sont eux qui sont demandeurs. Chez Gallimard, le manuscrit passe dans les mains d’abord du réviseur et ensuite du correcteur. L’autre jour j’ai beaucoup ri. J’avais écrit il gémissat et plusieurs fois ! Je ne comprends pas, alors oui ça a été repéré de suite ! Parfois c’est un mot qui est proposé à la place d’un autre. Par exemple on ne doit pas dire une histoire croustillante mais croustilleuse. Mais c’est tellement passé dans notre langage que je l’ai gardé. La plupart du temps, je n'ai rien a corriger. 

Photo empruntée à :

Photo empruntée à :

Franz Bartelt me montre le jardin. Parfois quand je n’arrive plus à écrire, je vais dehors, respirer autre chose que l’air du livre. Ce peut-être juste là dans le jardin pour quelques pas ou dans la forêt pour quelques heures. Cependant ce n'est pas la nature, les arbres, les fleurs et tout ça qui m'inspirent, je ne décris jamais les lieux mais les laisse deviner grâce aux émotions sensations.

 

On en revient  aux lieux de vie, aux lieux d'écriture, leurs influences. 

 

- Si quelque chose intervient dans mon écriture c'est peut-être, ici plus qu'ailleurs, la notion de travail et de perte de travail. Le sentiment d'être de côté, de s'ennuyer, de laisser place à tout ce qui peut atténuer ce manque de travail et de considération. Des souffrances, des dérapages, de la rigolade pour masquer....

 

Ici à Nouzonville, les usines muettes alors que la ville retentissait de leurs bruits, on connait.  

Nouzonville. L'ancienne forge les Ateliers Thomé-Génot et autres paysages.
Nouzonville. L'ancienne forge les Ateliers Thomé-Génot et autres paysages.
Nouzonville. L'ancienne forge les Ateliers Thomé-Génot et autres paysages.
Nouzonville. L'ancienne forge les Ateliers Thomé-Génot et autres paysages.
Nouzonville. L'ancienne forge les Ateliers Thomé-Génot et autres paysages.
Nouzonville. L'ancienne forge les Ateliers Thomé-Génot et autres paysages.

Nouzonville. L'ancienne forge les Ateliers Thomé-Génot et autres paysages.

Cette année est sorti le film  La DorMeuse Duval inspiré par le roman de Franz Bartelt, Les Bottes rouges ... celui que Gallimard n'a pas souhaité publié en premier lieu.

Un clin d'oeil à Rimbaud pour l'affiche du film 

 

Je quitterai la véranda jardin cuisine à l'heure où le soir s'étire et irai fureter du côté des usines abandonnées, marcher en bord de Meuse.

Merci à Franz Bartelt pour ce moment passé à le découvrir, moi qui ne connaissais rein de son oeuvre.

S'il est homme discret, j'espère vous avoir donné l'envie de le lire.

Quant à moi je vais continuer ma lecture du Fémur de Rimbaud ... et écrire sur mes rencontres ardennaises lors de la fête du livre à Charleville, sur Redu village du livre en Belgique. 

Les prochaines étapes ardennaises seront Nature puisque j'irai en forêt rencontrer Juliette Cheriki-Nort d'une part, et La Hulotte d'autre part. 

Nouzonville

Nouzonville

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 08:37

 

Certains rendez-vous de mon périple ne me sont rendus possibles que parce que je suis présentée par une tierce personne. D’autres le sont avec la force de l’imprévu. La plupart sont le résultat d’une recherche via internet. Les plus surprenants, répondent à une invitation de personnes inconnues.

 

Ici dans les Ardennes, mon rendez-vous d’hier appartient à la 1ère catégorie.

 

Dimanche dernier, avec famille amis, nous nous arrêtions devant chez Franz Bartelt, auteur d’une quarantaine d’ouvrages livres, romans, nouvelles, poésies, polars … mais beaucoup plus en comptant les pièces de théâtre, feuilletons. Le tout paru chez Gallimard, Le temps qu’il fait, La Dilettante, éditions du Sonneur, France Culture

La rue, la maison, c’était juste pour le repérage de l’endroit mais quelqu’un a appuyé sur la sonnette.

 

S’en suivi, petit café dans la véranda jardin avec Franz Bartelt, sa femme et une amie venant tout droit d’Anjou et qui me dit me connaître mais d’où ?

 

Discussions autour des souvenirs des uns et des autres, je me tais, écoute. On ne parle pas de littérature mais le rendez-vous est pris pour le mercredi fin d’après-midi.

Rencontre avec FRANZ BARTELT ( 1 )

Mercredi ! Je vais manquer de temps pour finir Le Fémur de Rimbaud !

 

Je n’ai rien lu de cet homme et ce que je sais de lui, je le sais par mes recherches internet et ce qu’on m’a dit de lui, de ses livres. Alors je me sens un peu poids plume ! Une sorte de trac. Ridicule, je sais, mais bon, c’est ainsi.

 

Le Fémur de Rimbaud, me plait bien. Pas forcément ce que je recherche mais je suis contente de la surprise, de découvrir ce que je ne cherchais pas. C’est ça aussi l’espoir de ce voyage. Apprendre autrement découvrir. Ce livre c’est enlevé, insolite, gai pour le moment, mais à la moitié du livre je sens le dérapage venir. Télescopage entre rêve quand tout va bien, quand l’étoile est inaccessible et puis soudain patatras lorsque ça peut se faire, qu'il faut y aller, re-patatras, un revirement de situation et on perd ses repères. Mais de manières subtiles, on suit toujours. Hâte d’avancer. En fait : c’est un polar même si Gallimard l’a classé dans la catégorie roman.

 

Rencontre avec FRANZ BARTELT ( 1 )

A part cela je n’ai rien à dire, en connaissance de cause, à Franz Bartelt et je commence à en être embêtée malgré son sourire et sa disponibilité accordée.

 

On dit de lui qu’il n’aime pas parler de lui. Qu’il fuit le monde et ses cérémonies. Qu’aux signatures de ses nouvelles publications il préférerait qu’il n’y ait pas trop de monde…

 

**** *** 

Mercredi fin après-midi.

 

Grille déverrouillée, cadenas ouvert, j’apprendrai plus tard que cette entrée est rarement ouverte. L’entrée principale se trouve de l’autre côté, une autre rue. Celle-ci est celle des invités ! Moi je ne connais que celle-ci !

Rencontre avec FRANZ BARTELT ( 1 )

Franz Bartelt, sa femme, l’amie de l’autre jour, l’angevine.

La bise à chaque. Tu ? Vous ? On passe de l’un à l’autre.

Discussion autour du lieu.

 

 - Les Ardennes est-ce important dans votre écriture ?

 

 - Oui et non, même si elles ne sont pas citées, si elles aborent un autre nom ou ne sont jamais nommées, elles restent un lieu d’inspiration bien qu’il faille préciser que ce sont bien plus les gens que les lieux qui m’inspirent. Les habitant d’un lieu. Oui. De toute façon moi j’écris à partir d’un km2. Un seul kilomètre carré me suffit pour trouver des points d’ancrage à mes histoires. Voyez par exemple dans Le jardin du bossu, c’est un huit clos, je l’ai écrit en regardant chez moi, ma maison comme modèle sauf pour le bassin aux poissons rouges que j’ai cherché à la gare de Charleville.

 

Voilà qu’il confirme ce que j’ai lu. Qu’il était plutôt homme d’une seule maison que de mille.

 

- Parlons donc de ce livre Le Jardin du bossu, d’où vient-il ?

 

- D’un temps ! D’une urgence ! Il me manquait 187 pages pour atteindre mon quota de l’année.

 

 - ?

 

- Oui, j’ai une discipline de travail. Je m’impose un nombre de feuillets par an. Je vous explique. Depuis 30 ans j’écris un seul manuscrit, j’écris sans séparer ce qui sera publié, d’ailleurs je ne cherche pas la publication. J’écris. C’est une drogue. J’écris chaque jour. J’ai longtemps travaillé en usine. Je faisais les 3/8. Et bien je continue. Je travaille mes 8 heures facile, mais avec un aménagement confortable. Aujourd’hui par exemple, c’était de 5 à 17 h. Je n’ai pas écrit tout ce temps, j’ai lu, j’ai épluché les patates, parlé… Je parle de patates car oui il faut bien se délasser de la position d’écriture, c’est physique, fatiguant, en tension. Et puis il y a la vie.

 

- Donc ce manuscrit ?

 

- On était en décembre, fin décembre et me manquait ces 187 feuillets. Il fallait se dépêcher, alors j’ai écrit simplement. Unité de temps, de lieu et très peu de personnages. Ecrire la saison actuelle, regarder dehors dedans pour être sûr de ne pas produire d’anachronisme ! Mes histoires viennent souvent de ce que j’entends, dans la rue, au bistrot. J’ai une très bonne mémoire, je ne prends note de rien. Je me souviens très bien des voix, des timbres de voix, du rythme de voix. Sans doute mon côté théâtre … J’aime écrire le théâtre, j’ai dû en écrire une soixantaine. C’est encore plus dur que les nouvelles car il faut penser aux jeux des acteurs, à leurs déplacements. Les dialogues me plaisent. L’histoire est venue ainsi, toute seule.

 

- Toute seule ?

 

- Je sens que j’ai une histoire à écrire lorsqu’elle est écrite dans ma tête mais je ne sais pas de quoi elle parle. Après ce n’est que du travail. Du travail, du travail, du travail. J’écris sans rature. Quand la première phrase est prête et impeccable pour moi, je la pose et ainsi de suite. Mais oui, l’écriture vient aussi en écrivant. C’est bien parce que j’ai posé la première phrase que la deuxième arrive.

 

- Y a-t-il des surprises d’écriture ?

 

- Oui, il y a celles qui arrivent et celles que je provoque. J’écris en décalé, je casse les codes, c’est plus amusant pour moi et souvent pour le lecteur mais je ne pense pas au lecteur lorsque j’écris puisque je ne pense pas publication. Je peux casser les codes maintenant car j’ai acquis beaucoup d’expériences, je lis aussi des manuels de grammaire. L’écriture doit être maîtrisée pour pouvoir en jouer.

 

 - Un exemple de décalé ?

 

- Lorsque j’arrive à un dénouement de l’histoire, il y a une suite logique qui s’impose, souvent deux hypothèses, je les écris et les oublie, les efface. J’en invente une troisième.

 

- Et comment sait-on qu’un livre est fini ?

 

- Quand je ne peux plus avancer, quand j’ai fait tout ce que je pouvais faire … en fait c’est quand j’en ai marre, que ma réflexion-imagination ne sert plus à rien.

 

C'est à ce moment que ça s’agite dans la véranda cuisine jardin. Préparation à un voyage en Italie. Un voyage forcé me dit l’auteur. Ça ne me réjouit pas plus que ça de manière générale de partir. Je n’aime pas sortir de chez moi, de ma ville, de ses rues, de ses bois, du bord de Meuse. Ici il y a ici tout ce dont j’ai besoin pour écrire.

 

- Et l' édition ? La première fois, quelle en a été la démarche ?

 

- J’écrivais déjà beaucoup, c’était mon métier, chroniqueur à l’Ardennais, pièces de théâtre pour France Culture. 

 

( Bon là je me perds, je ne sais plus le travail en usine, ce travail là, est-ce en même temps ? ) 

 

Je me perds et ça s'agite de plus en plus dans la véranda cuisine jardin. Quel vin pour ce soir ? Si Franz Bartelt n'aime pas beaucoup le monde, il n'est pas pour autant un ours... 

 

Je me sens à l'aise dans les bruits de casserole, dans des histoires de chaussures. Sa femme vient nous interrompre pour lui parler chaussures, lui demander un avis. 

 

Cette petite pause me permet de digérer toutes les infos, de regretter vraiment de ne pas avoir  lu  ses livres, de me réjouir d'en avoir à lire.

 

Ensuite nous parlerons de Gallimard, du travail d'éditeur, des réviseurs et des correcteurs, de la marche en forêt, des ateliers d'écriture, du livre à venir aux éditions du Seuil ce mois-ci, du film sorti en février adapté de l'un de ses livres. 

 

Je vous raconte sur le prochain article.

Photo empruntée à l'émission de France Inter ... devant la grille officielle

Photo empruntée à l'émission de France Inter ... devant la grille officielle

Emission de France Inter  IL EXISTE UN ENDROIT 

17 Septembre 2014

(... à suivre) 

Et n'hésitez pas à écrire commentaires ici  ...

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 09:06

 

Aujourd'hui 3 mai, 6éme jour que je suis dans les Ardennes.  J'y resterai jusqu'au 10 mai. Un séjour de 12 jours au lieu de 5 au Lac de Grand Lieu, de 5 à Bécherel, 5 à Illiers-Combray, 2 en Seine et Marne ...

 

12 jours c'est beaucoup plus confortable que 2 voire même 5 ! 

 

Erreur de mon début de parcours, ai prévu trop peu de temps à chaque endroit, erreur à modifier dès la seconde partie de Mon Tour en France littéraire.

 

Il me faudra prévoir à chaque étape, une pause d'au moins 10 jours. 

 

Dans chaque coin de France on m'embarque de plus en plus loin dans les replis de la carte.

 

- As-tu été à ... ?  Connais-tu .... ?  As-tu pensé à .... ? Oh tiens j'ai rencontré ... qui m'a dit .... 

 

Je découvre ainsi la richesse littéraire d'un territoire. 

 

Il y a " ceux qui viennent d'ailleurs " mais sont  là parce que  évènements - festivités et, les " ceux qui habitent là ", les " ceux qui sont ancrés là ".

 

Il y a leurs ouvrages à découvrir, le temps à lire, à fureter pour comprendre la géographie du lieu, pour tenter de lier paysage et pages.

 

Il y a le temps en petit camion blanc où tout se déroule lentement, où tout doit s'organiser méthodiquement. On ne saute pas du lit, ni sous la douche, on ne laisse pas le bazar ni dans la cuisine ni dans la chambre ... sinon au premier virage tout est par terre. On plie, déplie, case, cale. On vérifie, lit les cartes ( j'adore ça et ne me sers pas du GPS ). 

L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...
L'éloge de la lenteur en  24 photos ...

L'éloge de la lenteur en 24 photos ...

Il y a la petite plante embarquée à mon insu, graine qui s'était logée dans la carrosserie et qui s'est accrochée à la vie pendant des centaines de kilomètres. Anjou, Lac de Grand-Lieu, Bécherel, Perche et Beauce, Ile de France, elle en a vu du pays... puis je l'ai perdue probablement dans les vents de la Champagne ardennaise avant d'arriver aux forêts des monts. 

LE PETIT CAMION BLANC ET LES SIENS...

Sur la route, nous croisons de drôles de gens et de drôles de camions.

Un peu comme de la famille du petit camion blanc...

Nous avons rencontré le Papy, le cousin fun, le marié. A moins que ce ne soit la Mamy, la cousine fun, la mariée. On ne sait ...
Nous avons rencontré le Papy, le cousin fun, le marié. A moins que ce ne soit la Mamy, la cousine fun, la mariée. On ne sait ...
Nous avons rencontré le Papy, le cousin fun, le marié. A moins que ce ne soit la Mamy, la cousine fun, la mariée. On ne sait ...
Nous avons rencontré le Papy, le cousin fun, le marié. A moins que ce ne soit la Mamy, la cousine fun, la mariée. On ne sait ...

Nous avons rencontré le Papy, le cousin fun, le marié. A moins que ce ne soit la Mamy, la cousine fun, la mariée. On ne sait ...

 

Pour le moment nous sommes donc dans les Ardennes, tout près de Rimbaud mais pas que ...

 

Et en ce qui concerne mes rencontres littéraires comme je suis trés en retard pour vous les raconter, je prends décision de les reprendre là où je suis pour le pas perdre le fil. 

 

Donc ces jours -ci je vous dirai Les ARDENNES, la fête du livre, le café-librairie Plume et Bulle, le poète agriculteur ardennais qui écrit dans ses champs de grandes phrases d'orge ou de blé visibles de la route, l'immense illustrateur Zaü, et des auteurs d'ici... 

 

Allez je vous laisse je m'en vais rencontrer Franz Bartelt dans son chez lui, jardin véranda à Nouzonville.  Je ne le connaissais pas avant l'idée de ma venue ici. Je suis en lecture de " Le Fémur de Rimbaud " et je ris. 

 

Charleville - Mézières - le musée Rimbaud dans le moulin - la maison des ailleurs en face.

Charleville - Mézières - le musée Rimbaud dans le moulin - la maison des ailleurs en face.

Je vous dirai ensuite les pays traversés avant les Ardennes car je ferai petite pause en Anjou pour un travail prévu depuis longtemps.

 

Et n'hésitez pas de laisser commentaires ici et/sur

facebook Clodine Porte-Plume. 

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:27

 

Nous sommes aujourd'hui le 1er mai, je suis dans les Ardennes MAIS je vous parle de mon séjour au Lac de Grand-Lieu, celui du début du mois d'Avril.

 

Un brin décalée tant au niveau géographique que chronologique !

 

Depuis quelques jours, j'ai laissé un peu la vie dans le camion pour une vie dans les bois ... maison en bois...chez Philippe et Laurence, une amitié familiale.

 

Le temps n'est pas très chaud, alors ça tombe bien.  Le jour de mon arrivée, temps pluvieux, averse de grêle, j'en ai profité pour me poser et me remémorer les dernières rencontres, leurs diversités. Mais déjà le lendemain, c'était la fête du livre à Charleville.

 

J'ai très envie de vous en dire plus mais je vais me tenir à rester au bord du Lac, à l'Ouest de la France ...

 

Tout de même, voici quelques photos de la vie présente, côté paysage Est ... pour le contraste du Lac de Grand-Lieu, sans doute.

 

Entre les deux il y eut la Bretagne de Bécherel, le Perche et Beauce d'Illiers Combray, la région parisienne Corbeil-Essonne, Melun, Montigny sur Loing ... Tout cela à partager ...

Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites,  Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine
Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites,  Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine
Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites,  Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine
Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites,  Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine
Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites,  Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine
Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites,  Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine
Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites,  Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine
Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites,  Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine
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Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites,  Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine

Quelques paysages des Ardennes avant les pages pour dire la fête du livre à Charleville... Une mosaïque de rencontres insolites, Zaü, Richard Dalla Rosa, Bubune le poète agriculteur, Plume et Bulle, et à venir Franz Bartelt, la Hulotte, Juliette Cheriki, et bien sûr Rimbaud - Verlaine

Donc le lac ... et l'Equipage. 

 

- L'Equipage ?

 

- Un café-librairie associatif, proposant des produits équitables. Comme son nom l'indique ! 

 

- Equi de Equitable et Page de pages de livres. 

 

Il y a 6 ans, d'abord se réunir à 2 habitantes de Bouaye, puis à 3 puis à 9, monter une association l'équipage. C'est un an après que le lieu fut trouvé. Aujourd'hui 8 co-présidents, un trésorier, cette volonté de décider de manière horizontale, une centaine d'adhérents, une vingtaine de bénévoles actifs, 2 salariés à temps partiel et une personne en service civique.

 

Ici les clients ne sont pas appelés clients mais usagers. Moi qui n'aime pas ce mot, je le dis, et Séverine une bénévole avec qui je discute argumente fort le choix de tous. Usager dans le sens en faire usage, bon usage. En avoir le droit d'usage, oser et s'autoriser à en faire usage, bref utiliser le lieu autant que faire se peut, en inventer un multi-usage.

 

Cela se veut, vivant, familial, solidaire, dynamique, intergénérationnel, mixte dans les raisons de fréquenter le lieu.

 

Cela est. 

 

Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.

Ici, les temps de vie.

 

Des programmations et des liens, des émotions. 

 

Comme cette habitante nouvellement arrivée, il y a quelques années et devenue veuve trés vite. Elle a été chouchoutée par l'équipe, y a trouvé ses repères et dit bien que sans le café, ses initiatives, sa contribution aux activités tant comme bénévole que comme participante, elle aurait eut beaucoup de mal à remonter la pente. Comme quoi de toujours traîner au café n'est pas synonyme de descente aux enfers...

 

L'attention aux autres c'est aussi le portage de livre à domicile, la boisson suspendue et le livre en attente. 

 

Et, en Octobre 2016, un gros morceau...

 

Le premier salon d'auteurs de Pays de la Loire. Voir ici. 

Salon renouvelé en 2017.

Salon renouvelé en 2017.

En terme d'activité, chacun apporte ses goûts, ses couleurs...  

 

- Conversation en espagnol, en anglais, en italien. 

- Des Rendez-vous livres pour parler de ceux que l'on conseille.

 

Le café devient aussi espace de préparation à d'autres évènements  locaux.

 

Pour l'heure c'est la préparation à la fête du Printemps, tout ce qui peut faire lien, qui encourage la rencontre avec ou sans livre :   massages, relaxation, grand déballage de livres jeux et dvd d'occasion, atelier bricolage, sélection livres neufs spéciale "printemps", repas paella, contes loufoques à partir de 7 ans, barbe à papa, jeux en bois, pêche à livres, apéro polyglotte, concert... théâtre avec Pierre Desvigne . 

 

L'équipage c'est aussi un comptoir d'échange et un lieu de réflexion pour la monnaie locale le Rezt'L. Un petit rayon de vente en produits locaux , tisanes, thés, gourmandises etc...

 

Bref, ici tout est fait pour favoriser une vie sociale, d'ailleurs l'équipage est reconnu ainsi et vient d'être conventionné EVS : Espace Vie Sociale par la CAF ( Caisse d'Allocation Familiale).  Avis à ceux qui oeuvrent déjà dans ce sens et ne sont pas reconnus et auraient envie d'être soutenus et financés ! 

 

Ce financement est destiné à soutenir le développement de petites structures de voisinage notamment en milieu rural.

 

***

 

Derrière l'un des salariés se cache un auteur :

Alexandre Feraga, auteur et ancien éducateur.

 

Je ne sais pas si je dois dire ancien éducateur ? 

 

L'après-midi de la visite il accueille un stagiaire pour une évaluation en milieu de travail. Je n'ai pas bien parlé de cela avec lui mais je sais que cette personne arrivait tout droit d'un centre spécialisé pour personnes en situation de handicap mental. 

 

La fibre " De la place pour tout le monde " et le " Tous ensemble " est ancrée en lui. D'ailleurs ses nouvelles et romans parlent de ça, du regards sur les personnes fragilisées. 

 

Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.

Alexandre écrit de la poésie régulièrement, participe à des concours de nouvelles. Deux prix la même année en 2012 pour ses deux recueils.

 

Mais c'est l'envoi de son premier roman qui lui a donné essor et visibilité. 

 

Il l'a envoyé à Texte vivant, l'un des organisateurs du concours de nouvelles où il venait de recevoir le 3ème prix.

 

L'éditeur apprécie beaucoup ce " Je n'ai pas toujours été un vieux con" Cependant Texte vivant n'imprime pas de livres, tout y est version numérique. Pour l'éditeur, le manuscrit méritait des pages de papier. Il charge l'un de ses agents littéraires de présenter ce livre et c'est Flammarion qui l'éditera. Version maintenant en livre de poche. 

 

Un petit tour avec l'édition Fayard pour revenir après de Flammarion pour son dernier livre " Le dernier cerveau disponible ".

 

Qui s'occupe de qui ? Qui fait attention à qui ? Quel regard porte-t-on sur l'autre ? Ces questions semblent être au coeur de l'inspiration d'Alexandre.

Son métier d'avant, le café-librairie d'aujourd'hui, les actualités du monde, la vie de quartier, Alexandre regarde, s'interroge, interroge chacune de nos places et écrit. 

Après avoir été rencontré la bibliothèque de Ste Lumine, elle aussi associative depuis longtemps et Kathia, nouvellement salariée, c'est avec l'Equipage que je quitterai le lac pour grimper sur le rocher de Bécherel en Ille et Vilaine. 

 

Suite et fin - Lac de Grand Lieu - ( 4 ) - du 7 au 12 avril - L'équipage, Alexandre Ferraga.
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 14:55

 

Des nouvelles de ce marin-pêcheur parti en roulotte ..(voir mail précédent) C'est mon côté biographe qui ressort je pense. 

 

Yves n'a pas écrit de livres, en lit quelques uns qu'il trimbale dans sa roulotte, mais on pourrait écrire un livre sur sa vie. 

Suite - Lac de Grand Lieu - ( 3 ) - du 7 au 12 avril - Un peu plus sur la ROULOTTE PIFOMETRE.Suite - Lac de Grand Lieu - ( 3 ) - du 7 au 12 avril - Un peu plus sur la ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite - Lac de Grand Lieu - ( 3 ) - du 7 au 12 avril - Un peu plus sur la ROULOTTE PIFOMETRE.Suite - Lac de Grand Lieu - ( 3 ) - du 7 au 12 avril - Un peu plus sur la ROULOTTE PIFOMETRE.

La roulotte détellée,  seule, m'a intriguée, son nom aussi. 

 

J'aime beaucoup m'interroger sur les noms que l'on donne aux maisons aux bateaux et ... aux roulottes. Lors de ma formation Histoires de Vie, j'ai travaillé sur ce sujet. Que dit-on de soi, lorsqu'on nomme sa maison ? Je me souviens avoir eu de belles surprises, les histoires sont souvent complexes, bien plus qu'on ne pourrait le croire.

 

- Bonjour, je peux vous parler quelques minutes ? 

 

Je ne savais pas qui allait sortir de la roulotte, j'avais juste aperçu une ombre...

 

- Pourquoi j'ai appelé ma roulotte Pifomètre ?

 

L'homme qui me parle a les cheveux blancs et le visage buriné, habillé baroudeur du terroir, pas baroudeur aventurier.

 

- Pifomètre parce que je l'ai construite un peu au pifomètre, à ma mesure, et les chemins que je prends sont aussi au pifomètre mais surtout en évitant les grands axes. Je sens les choses, les ressens. Je sais où je vais mais je prends le temps de la rencontre de la surprise ... 

 

Je ne le savais pas encore mais moi dans mon projet, j'ai  prévu trop serré, pas assez de temps pour vivre les surprises rebondissantes d'une à l'autre des rencontres. Je pensais pourtant, mais c'est que tout cela est bien riche !

 

- En fait je reviens avec Spiral de Vendée, j'ai été sur les traces de ses ancêtres. Ce cheval là est particulier c'est un Trait poitevin mulassier. Ils sont trés peu sensibles aux intempéries. Chez moi, lorsque j'inventais la roulotte, Spiral était déjà là, j'ai essayé quelques balades avec lui, pour voir son comportement. Je lui ai construit un abri mais il n'a jamais été dedans. Je l'ai même vu endormi, couvert de blanc, de givre. Quand il s'est réveillé, s'est ébroué, a galopé pour se réchauffer et hop, mais la cabane jamais. Chez lui c'est à Camaret. Mais cet homme-là a certainement passé autant de temps sur la mer que sur la terre.

 

Spiral je ne lui ai pas demandé pourquoi le nom. Peut-être n'est -ce pas lui qui le lui a donné ? 

 

Le voilà qui me parle du naufrage de Arkoulm, de Braou Arkoulm exactement. Blanche Colombe en breton. Sur le bateau Arkoulm seulement. C'est trop long à peindre ! Son bateau de 30 ans son compagnon , il me le décrit aux couleurs de l'île d'Ouessant. Fond blanc, relief bleu. 

 

Je suis dehors, près du pré vert avec un voyageur à roulotte, devant ce gros cheval de trait et me voilà embarquée dans un bateau de pêche.

Suite - Lac de Grand Lieu - ( 3 ) - du 7 au 12 avril - Un peu plus sur la ROULOTTE PIFOMETRE.

Yves, puisque c'est ainsi qu'il s'appelle lui, me conte. Me conte oui plus que ne me raconte. Sa jeunesse et les bateaux sur lesquels il embarquait. Les langoustes, les araignées. Capable aussi de débarquer parce que fâché avec un capitaine qui massacrait les araignées attrapées alors que lui ne cherchait que langoustes. Au lieu de les relâcher il les fracassait pour ne plus les revoir ! Et bien moi il ne m'a jamais revu non plus ! 

 

Puis il eut sa plate pour chercher les civelles entre mer et rivière près de Logonna-Daoulas. Et un autre bateau pour les dorades grises quand tout le monde avait arrêté jugeant l'affaire pas assez rentable. Lui, têtu, se fiant à son pif, continua mais un peu plus loin, au large de l'île de Sein. Les pêcheurs de là-bas n'en revenaient pas qu'il venait de Camaret ! Les pêcheurs de Camaret ont fini par suivre son sillage, constatant ses bonnes pêches. Yves me précise n'avoir pêcher que les poissons qu'il voulait et n'avoir que trés peu, suivi les consignes du marché.

 

- Et cette envie de voyager en roulotte, ce n'est pas trés marin ça ?

 

- Ah ça c'est depuis mes quinze ans ! J'ai attendu 50 ans pour le faire. Je suis tombé sous le charme du cheval lors d'une visite au salon de l'agriculture ! Je voulais attendre ma retraite qui correspondait au 50 ans du bateau. Mais le bateau a fait naufrage.

 

Et le voilà qui rigole ... à cause du téléphone portable, rajoute -t-il.

 

On dit que c'est dangereux en voiture mais moi je peux vous dire que ça l'est aussi en bateau. Il me raconte en détail le naufrage.

- Je me suis échoué lamentablement sur les rochers de Logonna-Daoulas, rentrant chez moi. J'ai téléphoné, il faisait nuit ( pour les civelles c'est ainsi, on pêche de nuit), j'ai été aveuglé par l'écran, le bateau est parti vers le côté, vers les rochers, je n'ai pas pu reprendre le cap, le vent s'est levé, le bois a craqué, la faille, l'eau qui s'infiltre, de plus en plus. Plus moyen, tout va trés vite ... Lui, comme tous marins bretons a horreur de l'eau, il pensait pouvoir sauter sur les rochers, s'est trompé, a raté son coup est tombé à l'eau, mais a pu se raccroché aux rochers. Il rit encore, moi qui allait jusqu'à l'île de Sein, finir comme ça ! C'est vraiment pas glorieux ! Le lendemain quand il est revenu voir son bateau, il était tordu me dit-il. Comme sous l'effet d'une tornade, coincé entre les rochers il avait presque disparu.

 

Voilà l'histoire du marin qui a tenu son rêve pendant 50 ans avant de pouvoir tenir les rênes de son cheval nomade.

 

L'intérieur de sa roulotte : comme une cabine de bateau. 

 

L'objet insolite au pied de son lit : une paire de charentaises usée et archi-usée. Je n'ai pas osé prendre la photo, ni même le lui demander ! 

Bleu Ouessant pour une roulotte terre à l'extérieur, mer à l'intérieur.

Bleu Ouessant pour une roulotte terre à l'extérieur, mer à l'intérieur.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 15:31

 

Vous dire des mots doux ... Ceux de la librairie de Saint Philibert de Grand-Lieu.

 

Cela fera 3 ans en septembre que Marie vit dans sa librairie ou presque. Faut dire qu'elle lui a donné un nom joli Les Mots doux en référence à son album chéri, écrit par Carl Norac et illustré par Claude K Dubois.

Ce matin, Lola se réveille avec des mots doux dans la bouche. 
"Ils sont là", dit-elle, "je les sens gonfler sous mes joues."

 

Cet album un peu comme son doudou et Marie, elle,  dit ses mots doux.

 

Sa librairie propose un grand choix de littérature jeunesse. 

Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.

En 3ème année de licence de lettres, Marie souhaitait se diriger vers l'édition mais une rencontre - coup de foudre en a décidé autrement.  Lors d'une enquête sur les différents métiers du monde du livre, elle fera connaissance de Camille, libraire à Chateau-Giron près de Rennes et la voilà qui se dit, je serai libraire ! Elle le fut d'abord en tant qu'employée et ouvrit sa boutique ensuite. 

 

En attendant que Marie, dont j'ignore encore le nom, soit disponible j'écoute les discussions entre elle et les clients. Il est évident que la relation est forte, que le conseil est judicieux. On vient ici pour les cadeaux, pour trouver ce qu'on ne trouve pas ailleurs. Les clients sont trés fidèles et quand ils font des écarts, ils s'en excusent presque me dira-t-elle plus tard. Non je n'ai pas eu peur de venir m'installer dans une commune rurale, au contraire, je crois que je peux apporter un lien entre les habitants et que c'est ce lien qui fera vivre le magasin. 9000 habitants environ et je suis la seule librairie. La boutique De pages en pages, vend des livres d'occasion, moi du neuf. Mon dada, c'est la littérature jeunesse et les romans graphiques, bandes dessinées. J'ai aussi des livres pour adultes mais j'ai trés envie de montrer la richesse du livre jeunesse et mon plus beau cadeau c'est quand les enfants invitent leurs parents à revenir chercher d'autres livres, quand ils passent commandes pour une suite , pour des cadeaux. Je crois fort à l'éducation par les livres, éducation message vie en société mais aussi éducation au beau, à l'unique. Je suis l'anti livre de masse vous n'en trouverez pas ici. Enfin un peu pour les adultes. Si je n'ai pas les livres médiatisés ici, les clients iront au rayon grande surface. S'ils viennent les chercher ici, ils feront connaissance avec autre chose ... Merci la loi du prix unique du livre, cette exception culturelle française ! Sans elle nous n'existerions plus ! Que ce soit dans la grande surface ou dans la plus petite boutique, le prix du livre sera le même, alors ici, pour le même prix, les clients s'offrent les conseils, l'échange. On ne le sait pas encore assez ! J'ai bien pensé offrir aussi un espace café-thé etc ... mais non cela m'aurait pris trop de temps, m'aurait trop dispersée. Je préfère discuter livres. 

 

 

Je pose la question de l'enseigne ici et à la solderie des livres. Illustrations visiblement du même artiste. 

 

- Ah oui, nous sommes trois commerces, avec l'épicerie locale à avoir passé commande à Manuela ! 

Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.

- Manuela ? 

 

- Manuela qui créé les collections de cartes, celles-ci !

 

Et voilà que je fais le lien, que oui, je connais cette artiste, ai chez moi des cartes reçues achetées...  

 

- D'ailleurs Manuela viendra trés bientôt dédicacer son premier album jeunesse. Elle habite le village d'à côté. 

 

Moi, le lendemain, j'irai sonner à sa porte. Elle m'ouvrira, pinceaux à la main. Sur son tablier bleu jean, des petites virgules de blanc. Son regard bleu me sourit, elle n'aura pas de temps pour nous mais nous prenons rendez-vous pour mon prochain passage. 

 

Son univers ici : Manuela  

 

***

Le soir même, alors que je gare le petit camion blanc derrière l'abbatiale pour un réveil en beauté... un voisin atypique.

Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.
Suite  -  Lac de Grand Lieu - ( 2) - du 7 au 12 avril - Les MOTS DOUX, MANUELA et une ROULOTTE PIFOMETRE.

De quoi écrire un livre sans ennui ! 

 

Je vois bien que les livres ne se trouvent pas uniquement dans les pages de papier, mais dans la rencontre !

 

La vie de ce marin-pêcheur est tout un roman ! Oui, marin-pêcheur ! 

 

Depuis gamin il rêvait de cela : se balader en France en roulotte ! Un comble pour celui qui pêche au large de Camaret ! Il voulait attendre l'âge de sa retraite ( 50 ans pour les marins-pêcheurs) et les 50 ans de son bateau. Mais le bateau à fait naufrage avant... Alors il est parti ...

 

Si ça vous dit, je peux vous raconter ... une autre fois ... 

 

Une roulotte fabriquée au pif ( dit-il) , un circuit improvisé pour un but fixé, l'intérieur de la roulotte comme dans une cabine de bateau...
Une roulotte fabriquée au pif ( dit-il) , un circuit improvisé pour un but fixé, l'intérieur de la roulotte comme dans une cabine de bateau...
Une roulotte fabriquée au pif ( dit-il) , un circuit improvisé pour un but fixé, l'intérieur de la roulotte comme dans une cabine de bateau...
Une roulotte fabriquée au pif ( dit-il) , un circuit improvisé pour un but fixé, l'intérieur de la roulotte comme dans une cabine de bateau...
Une roulotte fabriquée au pif ( dit-il) , un circuit improvisé pour un but fixé, l'intérieur de la roulotte comme dans une cabine de bateau...
Une roulotte fabriquée au pif ( dit-il) , un circuit improvisé pour un but fixé, l'intérieur de la roulotte comme dans une cabine de bateau...

Une roulotte fabriquée au pif ( dit-il) , un circuit improvisé pour un but fixé, l'intérieur de la roulotte comme dans une cabine de bateau...

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 22:11

 

Voilà que je me pose pour écrire ici la première étape de mon parcours, de " notre " FEUILLETER la FRANCE " .

 

Tout d'abord vous dire que j'aurais tant à dire, tant à partager.

 

Que ces jours passés me confortent dans mon idée de départ et plus encore mais que la place à l'écriture est moins grande que je pensais. Pour le moment je vis l'instant présent, goûte, savoure, me délecte, me fait surprendre. Rien d'insipide en étant curieux. Rien d'insipide en allant à la rencontre de l'autre. Je collecte, emmagasine, apprends, découvre. Je prends note comme ça à la va-vite, n'ai pas encore utilisé l'enregistreur, me familiarise avec la technologie, je deviens comme tout le monde hé hé ... branchée, connectée, je m'amuse avec photos, messages, clins d'oeil sur fb. Mais aussi je lis et regarde les oiseaux et lors de cette première étape, j'ai été comblée. 

 

Je me sens très bien dans la peau d'une vagabonde littéraire, d'une qui feuillette paysages autant que pages, qui relève (parce qu'attentive) toutes les petites connexions - coïncidences - rendez-vous de hasard. 

Sainte Lumine de Coutais, au bord du lac de Grand- Lieu, les marais, paysage du soir, de ma nuit à venir. Pages du soir et du lendemain, la bibliothèque de l'Esprit du lieu accueillant auteurs en résidence.

Sainte Lumine de Coutais, au bord du lac de Grand- Lieu, les marais, paysage du soir, de ma nuit à venir. Pages du soir et du lendemain, la bibliothèque de l'Esprit du lieu accueillant auteurs en résidence.

J'ai envie de vous raconter l'ensemble des choses car elles sont tellement liées ! 

 

Envie de vous dire :

 

- la vie en petit camion blanc et cette sensation de liberté

- l'accueil des personnes rencontrées en rendez-vous ou spontanément

- la passion de ces mêmes personnes pour leur implication dans le livre

- les autres personnes croisées, voyageuses, surprenantes et disponibles

- les paysages géographies histoires, variés, attachants

- les rebondissements coïncidences

- les touches d'humour /tendresse / naïveté avec Lapinou ...

 

Ce sera un pêle-mêle de tout ça, ce ne sera pas version études littéraires documentaires, ce sera comme mes ateliers, ce sera sensitif, insolite et fantaisiste. Surtout n'hésitez pas à me laisser commentaires ici et sur fb, ça me permettra de mieux développer ceci ou cela...

 

Allez, je vous emmène au lac  ! 

Ici je m'appelle Clopine ... peut -être Clodine doublée de votre copine de voyage ?

Ici je m'appelle Clopine ... peut -être Clodine doublée de votre copine de voyage ?

Tout d'abord, me voilà arrivée ici pour écouter Emmanuelle Pagano et Jean-Marc Gillier, directeur de la réserve naturelle du lac de Grand Lieu (SNPN).

Emmanuelle parlera de son écriture en cours mais surtout de sa passion de rechercher la vérité dans les archives et ensuite de jouer, et tant jouer avec, qu'elle peut s'y perdre elle-même. J'aime son étonnement devant ses découvertes. Elle dira souvent cela - Au début du livre je ne le savais pas ... ou j'ai été obligée de choisir c'était très frustrant. Ou encore, Je ne croyais pas si bien dire, en écrivant j'ai découvert que ... je crois que je devais savoir sans le savoir puisque j'ai cherché de ce côté-là. Enfin elle ne dira peut-être pas exactement cela, mais c'est ce que j'entendrais de ses propos. Emmanuelle a quelque chose de têtue dans son écriture, du détail des machineries, des rouages, celles des machines inventées par l'homme et celles des hommes eux-mêmes. D'ailleurs, elle posera à Jean-Marc Gillier des questions pointues et à ceux de la salle aussi. Elle passe d'une écriture technique, scientifique à une écriture de l'intime, fictive. J'aime ces allers et retours. 

Le directeur de la réserve témoignera de ses missions de sauvegarde et de préservation.  De l'ensemble de ceux qui viennent sur ou au bord du lac, de leurs motivations différentes, naturalistes, ornithologues, promeneurs, chasseurs.Tout est savant équilibre, dosage, comme dans l'écriture. 

Dans la salle on parlera de niveaux d'eau, d'oiseaux de trop (les ibis) ou de pas assez, ou de revenus ( les spatules) ... de l'ouverture ou de la fermeture de l'espace du lac, du fait qu'il ne soit pas accessible, mais si quand même on le voit bien pourvu q'on chausse bottes et s'aventure hors des sentiers précise Emmanuelle. Là aussi, la marcheuse se perd et trouve. 

Jean-Marc Gillier et Emmanuelle Pagano invités par Arnaud de la Cotte.

Jean-Marc Gillier et Emmanuelle Pagano invités par Arnaud de la Cotte.

Pour en savoir plus sur mes rencontres d'avant avec Emmanuelle Pagano et voici SON SITE .

Je suis allée voir et savourer l'endroit indiqué par l'une des bibliothécaires. 

C'était l'été.

J'ai eu la chance le lendemain matin de me trouver à côté d'un couple d'ornitho en mission: à la recherche du balbuzard pêcheur... et je l'ai vu à la longue vue, perché sur un arbre, un poisson dans ses serres. Et ... douze ibis au dessus de ma tête, et ... une cigogne, et ... des spatules,  et ... J'ai observé en compagnie de ce couple de 7 h à midi. Cet article va devenir inventaire aux oiseaux d'eau contrairement au magnifique livre d'Emmanuelle : L'Absence d'oiseaux d'eau un autre livre d'un autre genre ...

 

A St Lumine de Coutais exactement.
A St Lumine de Coutais exactement.
A St Lumine de Coutais exactement.
A St Lumine de Coutais exactement.
A St Lumine de Coutais exactement.
A St Lumine de Coutais exactement.
A St Lumine de Coutais exactement.
A St Lumine de Coutais exactement.
A St Lumine de Coutais exactement.
A St Lumine de Coutais exactement.

A St Lumine de Coutais exactement.

Partir et lire la bibliothèque des autres en lien avec lieu.

Ce matin-là " Volatiles " de Kossi Elfoui, emprunté à Arnaud de la Cotte.

Du 7 au 12 Avril, le lac de Grand-Lieu (1) L'esprit du lieu, les oiseaux, les livres, les mots doux, l'équipage et moi...
Du 7 au 12 Avril, le lac de Grand-Lieu (1) L'esprit du lieu, les oiseaux, les livres, les mots doux, l'équipage et moi...
Du 7 au 12 Avril, le lac de Grand-Lieu (1) L'esprit du lieu, les oiseaux, les livres, les mots doux, l'équipage et moi...
Du 7 au 12 Avril, le lac de Grand-Lieu (1) L'esprit du lieu, les oiseaux, les livres, les mots doux, l'équipage et moi...

Arnaud de la Cotte est le directeur artistique de l'association

                              " L'Esprit du Lieu "

qui a pour but de promouvoir la création et les interfaces entre les pratiques artistiques dans les domaines de l’art contemporain et la littérature (orale et écrite) à partir de la notion de lieu et qui organise les résidences d'auteur.

Je m'y retrouve bien dans ses propos. Pour la petite histoire nous avons tous les deux un départ professionnel dans le végétal. Aujourd'hui, une volonté commune de valoriser l'esprit des lieux, de proposer des activités culturelles dans des communes rurales, de donner possibilité de découvrir à ceux qui ne feraient la démarche d'aller dans la grande ville, d'apprendre de là où nous sommes, de faire circuler connaissances dans tous les sens. 

Cet échange je l'ai bien vu lors de la rencontre avec Emmanuelle Pagano. Les habitants ont donné leurs savoirs à l'auteure et l'auteure en a fait acte de création. L'esprit du lieu a l'esprit éducation populaire : la culture partout, pour tous et par tous surtout ! 

Arnaud de la Cotte, joue lui aussi avec le lieu, la terre et s'adonne à sa création entre terre et eau.

Arnaud de la Cotte, joue lui aussi avec le lieu, la terre et s'adonne à sa création entre terre et eau.

Prochain article pour vous parler de la bibliothèque Potamots, du café-librairie associatif l'Equipage, de la librairie Les Mots doux, de l'illustratrice Manuela, de l'auteur Alexandre Feraga ... Et tout cela autour du lac de Grand Lieu. 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 11:48

Me voilà arrivée à Bécherel pour retrouver le village et sa fête du livre.

J'avais prévu de passer la matinée pour écrire au moins un article sur le blog car je suis bien en retard ...

L'un enregistré, presque terminé, n'attend que quelques photos pour le compléter et être envoyé. C'est celui de la soirée dans la librairie de St Florent le Vieil, lorsque j'ai rencontré Sylvie Gracia, éditrice chez Rouergue. 

Mais les photos ne passent pas ! 

Sauf celles prises sur internet.

Alors pour vous dire que je pense à vous, que j'ai trés envie de vous écrire mais que je ne trouve pas le temps ou lorsque je le trouve, le temps, je suis empêchée par des connexions capricieuses ou des apprentissages difficiles. 

Je suis pourtant dans un trés bel endroit à ce numéro 1 de la porte St-Michel. 

A bientôt, dès que temps et internet se rassembleront ...

Par contre, les nouvelles éclair sur facebook sont à jour ou presque

fb : Clodine Porte-Plume

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