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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 18:18

 

J'écris, de temps à autre, des récits de vie.

L'un d'eux vient d'être publié, aux éditions L'Harmattan.

 

«  Aime trop la vie », est un récit de vie à quatre mains.

Un récit de vie pour dire les cicatrices d'un traumatisme

et le chemin parcouru, reconnu.

Liz derrière moi sur la photo, devant moi dans l'écriture. Ce jour -là, celui de la photo, sans le vouloir nous avions une tenue vestimentaire quasi identique ...

Liz derrière moi sur la photo, devant moi dans l'écriture. Ce jour -là, celui de la photo, sans le vouloir nous avions une tenue vestimentaire quasi identique ...

   Liz est venue un jour me trouver et a déballé sa vie

pour que je l'aide à l'ordonner, la poser, la regarder avec sérénité.

Il lui fallait tout dire d'un coup pour être sûre que j'en accepte l'écriture entière. 

Je dois dire que j'ai eu quelques instants d'hésitation.

Elle m'a affolée cette vie-là.

Qu'en faire ? Pourquoi ? Comment ? Pour qui ? Pour quoi ?

Mais très vite j'ai été rassurée sur l'intention de la «  commande ». 

 

Dans cette enfance coloriée de noir, rayonnaient des petits halos de couleur et ce dès le début de l'histoire. Ça poussait le noir à s'estomper... Petit à petit l'écriture-catharsis a laissé place à l'écriture socialisable. 

Liz savait très bien faire la part des choses et surtout voulait dire le chemin de la reconstruction et de l'apaisement. Elle avait abandonné celui de la colère et de la revanche, celui de l'errance et de la maltraitance envers elle-même.  Elle voulait clarifier son parcours de guérison, pour elle-même d'abord et pour ses proches. Puis chemin faisant, l'écriture - création aidant, la distance et la prise de conscience alternant, le souhait lui est venu d'adresser ce récit à d'autres personnes, à le publier pour ceux et celles qui se débattent avec les cicatrices d'un traumatisme. Dire ce chemin commun entre toutes les victimes. Dire ce mécanisme. Dire l'espoir. 

 

Il fallait pour cette intention, une forme particulière. Il fallait pouvoir parler à tous, ôter les côtés factuels du récit pour n'en garder que son essence. L'écriture matériau a elle aussi connu sa résilience. D'abord chauffée à blanc, elle disait trop. Nous avons donc dû attendre pour retrouver la force de vie, la force de dire le chemin d'avec soi, l'empreinte, les fausses routes, la réconciliation. L'anonymat, lui, est resté. 

  

Les fausse routes de guérison ont mis en péril la vie, mais toujours le sursaut, car finalement, aime trop la vie ...

Les fausse routes de guérison ont mis en péril la vie, mais toujours le sursaut, car finalement, aime trop la vie ...

Les acteurs de la résilience ...

Les acteurs de la résilience ...

L'empreinte ...

L'empreinte ...

PUBLICATION de " AIME TROP LA VIE " Récit de vie - édition L'Harmattan. Octobre 2016.
PUBLICATION de " AIME TROP LA VIE " Récit de vie - édition L'Harmattan. Octobre 2016.

Pour commander le livre, merci de prendre contact avec Clodine

porte-plume.ecriture@orange.fr 

Les histoires que j'écris, d'ordinaire, sont le plus souvent pour des cadeaux d'anniversaire et restent dans la sphère privée. Elles sont le complément de l'album-photo que chacun prend plaisir à consulter. Elles resserrent les liens entre générations, comblent la curiosité des plus jeunes sur la vie de leurs aïeux. Elles parlent de la vie ici ou là, avec ses hauts et ses bas, parfois avec ses petits exploits, toujours avec une réflexion sur ce que la vie fait de nous et inversement. Elles donnent toujours quelque chose à apprendre de soi, que ce soit du point de vue de celui qui raconte - le narrateur-, de celui qui écrit – le biographe-médiateur-, ou de celui qui découvre - le lecteur. Les vies racontées – écrites – lues, en écho à la sienne. Ça bouscule un peu, ça émeut, ça conforte ou déstabilise, avec plus ou moins d'intensité. Ce que l'on relève de l'autre, révèle un peu de soi. Dans les familles, la lecture du livre ouvre les portes de la discussion. «  Je ne savais pas que ... » ou «  Quand tu dis que ... ». Souvent, en même temps que le texte, naissent de nouveaux sentiments. Le narrateur, de voir ainsi sa vie devant soi, compacte et signifiante, se pense différemment. Le fil de sa vie prend sens, prend orientation-éclaircissement-corps. Le lecteur, lui, porte un autre regard sur la personne dont il lit la vie et avec qui il se lie. Nait une sorte de re-connaissance.  La biographe que je suis veille toujours à ce que l'écriture construise des ponts de compréhension avec des vérités multiples.

 

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